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Les LEDs blanches
On rencontre dans le commerce une large gamme
de LEDs blanches. Les températures
de couleur des modèles s’étendent de 2700K à 10 000 K environ.
A l’intérieur du diagramme de chromaticité de
la CIE, les constructeurs définissent des zones permettant de trier les
différentes LEDs blanches en fonction de leurs caractéristiques
colorimétriques (coordonnées x, y). Ces zones sont propres à chaque
constructeur et ne sont pas normalisées. Nous utilisons ici celles de
Lumileds (Philips).
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Documents Lumileds |
On distingue pour le blanc trois grandes
zones principales, elles même subdivisées :
Le blanc n’est pas une radiation
monochromatique. Contrairement aux autres couleurs, le spectre d'une LED
blanche n'est pas fin :il est composé d’un mélange de différentes
longueurs d’ondes. Ainsi d'obtenir du blanc avec une LED, il existe
plusieurs méthodes :
La première méthode, historiquement la
première et la plus employée, repose sur le principe suivant :
Deux photons de longueurs d’ondes
complémentaires (λcourte
et λlongue)
atteignant simultanément la rétine produisent sur l’œil humain
une sensation de lumière blanche. Bien qu’en théorie on puisse utiliser
une infinité de combinaisons, la mise en œuvre de ce principe est
réalisée par l’utilisation d’une LED bleue recouverte d’une ou de
plusieurs couches de phosphore(s). Au contact du phosphore, une partie
de la radiation bleue (λcourte) est
convertie en radiations de plus longue longueur d’onde (λlongue)
jaune.
Généralement on utilise un phosphore jaune
(YAG-Ce) qui permet d’obtenir des LEDs d’une température de couleur de
l’ordre de 5500K. Pour produire du blanc chaud, dit « warm white », de
l’ordre de 3200K, on ajoute une couche de phosphore qui produit un
rayonnement rouge. Ceci réduit tangiblement le rendement lumineux de la
LED. La nature et la quantité du ou des phosphores utilisés ont une
influence sur les caractéristiques du blanc (température de couleur et
IRC) mais aussi sur le rendement lumineux final exprimé en lm/W.

Cette méthode a tendance à produire un
blanc qui possède un halo jaune à la périphérie tandis que la tache
centrale est bleutée. Ceci est du au fait que le bleu possède une
émission très directionnelle et le jaune omnidirectionnelle.
Ceci entraine une
inhomogénéité du flux.
Mauvais IRC s’il n’y a qu’une couche de phosphore jaune.
Le principe de cette méthode est de convertir un rayonnement ultra violet (λcourte) en radiations visibles. A noter que cette technique est déjà utilisée pour les lampes fluorescentes, appelés « néons ». On utilise donc un savoir faire déjà éprouvé par ailleurs.
La conversion du rayonnement UV est réalisée
par une ou plusieurs couches de phosphores.
Le principe est de mélanger le flux lumineux
de 3 puces ou de 3 LEDs (une rouge, une verte et une bleue).
Les caractéristiques colorimétriques de la
lumière produite est fonction de la proportion relative de rayonnement
des trois composantes.
Il est courant d’utiliser plus de trois
sources. Ceci permet de pouvoir obtenir plus de nuances de couleurs
ou encore d’être plus précis sur la couleur obtenue. On peut alors
adjoindre du cyan, de l’ambre ou du rouge orangé.

Cette méthode utilise des leds appelées PRS-LED (Photon Recycling Semi-conductor Led). Deux régions actives sont présentes dans la led: une primaire qui émet du bleu et une secondaire qui absorbant une partie du rayonnement bleu engendre des photons jaunes. Leur réunion donne naissance à un rayonnement blanc.
LEDs blanches - Technologies à phosphores
LEDs blanches et éclairage général : quel
potentiel et quels problèmes ?
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