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Les modes d'alimentation des LEDs : influence sur la chromaticité
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Nous pouvons effectuer la même réflexion en
ce qui concerne les LEDs RGB.
Sur le diagramme 2 (Diag.2), nous voyons
l’évolution des coordonnées chromatiques pour les deux types
d’alimentation (DC et PWM) suivant les courants.
Une première remarque est de voir que cette
évolution ne se fait pas du tout suivant une même direction (comme nous
l’avions pour la technologie puce bleue+phosphore). Pour le pilotage
continu l’évolution est quasi perpendiculaire à la courbe d’émission du
corps noir, alors que celle relevée pour un pilotage pulsé (PWM) suit
pratiquement celui-ci. Cela nous amène à faire deux remarques :
En mode continu, on
suit une ligne « iso-CCT» et donc la gestion du courant a une
relative influence sur la température de couleur de la LED.
L’évolution des
coordonnées chromatiques de la LED lorsqu’on la pilote en pulsé pour
différents courants, nous permettrait d’ajuster sa couleur de
température (CCT) pour différentes applications (blanc plus chaud ou
plus froid) ;

Diagramme 2

Diagramme 2
Si l’on regarde maintenant comme pour la
technologie à phosphore les spectres dans les 2 cas (mode continu et
mode pulsé), la faible dérive du pic autour de 450-470nm se confirme
(Fig.5).
En effet, nous avions remarqué pour le cas
des LEDs à phosphore, que seul l’intervalle 500-600nm avait une
variation significative de son spectre pour différents courants
d’alimentation.

Figure 5

Figure 5
Par contre, le pic rouge (630-660nm) varie
beaucoup en intensité (relative) dans un cas comme dans l’autre. Pour le
pilotage DC, la variation est plus grande avec une « stabilisation du
pic du rouge autour de 640nm. En PWM, la variation est moins prononcée,
mais on observe dans le même temps une légère dérive du pic rouge.
L’évolution entre les deux modes est néanmoins inversée.
Dernier point à noter en ce qui concerne les
longueurs d’ondes vertes, la gestion continue entraîne une augmentation
et une dérive vers les longueurs d’ondes plus importantes lorsque le
courant diminue (Fig.4 spectre de gauche).
Encore une fois, superposons le spectre
d’émission de la LED avec celui de la réponse de l’oeil (Fig.6).

Figure 6

Figure 6
On observe clairement que la contribution du
vert dans la sensation de couleur est importante (superposition du
spectre d’émission du vert à celui de la sensibilité de l’œil).
Néanmoins, en courant continu, la variation en intensité pour le pic
vert est négligeable par rapport au pic rouge. Dans le même temps, même
si la variation en intensité du pic rouge est très importante, la
contribution dans la sensation de couleur pour l’œil est bien moins
importante que pour le pic vert.
En résumé donc pour le mode DC, la variation
du pic vert influence peut les coordonnées chromatiques, tandis que la
variation importante du pic rouge, même atténuée par sa faible
contribution due à la sensibilité de l’œil, affecte considérablement les
coordonnées chromatiques de la LED.
Toujours en mode DC, lorsqu’on diminue le
courant de pilotage, on évolue vers un éclairage plus vert (Diag. 3).
C’est entre autre pour cela qu’en courant
continu, les coordonnées chromatiques dérivent vers le vert pour les
faibles courants.
Dans le cas d’un pilotage en PWM, la dérive
chromatique se fait de façon inverse à celle observée en DC. Ainsi, une
diminution du courant d’alimentation fait apparaître une dérive vers le
rouge/orange (Diag. 3).

Diagramme 3

Diagramme 4
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Benjamin MONTEIL #
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